


À l’occasion de notre webinaire organisé avec l’UGAP, Vairon Voyages Selectour, Cegid, Goelett et CDS, plusieurs experts ont partagé leur vision de cette réforme majeure, répondu aux nombreuses questions des entreprises et apporté des recommandations concrètes pour réussir cette transition.
Au fil des échanges, un constat s’est imposé : si cette réforme répond à une obligation réglementaire, elle représente surtout une opportunité de moderniser les processus financiers, de fiabiliser les données et d’améliorer durablement la performance des organisations.
Après plusieurs reports, le calendrier est désormais fixé. Les entreprises ne peuvent plus se contenter de suivre l’évolution de la réglementation : elles doivent désormais engager leur projet.
Comme l’a rappelé Rebecca Xerri, cette réforme s’inscrit dans un contexte plus large de transformation des entreprises, où digitalisation, automatisation et qualité des données deviennent des enjeux stratégiques.
La réforme ne consiste pas uniquement à remplacer une facture PDF par une facture électronique. Elle transforme la manière dont les entreprises échangent leurs données, automatisent leurs traitements comptables et sécurisent leurs flux financiers.
Laurent Cardon, Chef de groupe Dématérialisation à l’UGAP, explique : « L’objectif, c’est que l’État puisse auditer les flux en permanence et de manière électronique afin de mieux contrôler les flux de TVA et d’automatiser leur traitement. »
Au-delà de l’obligation réglementaire, cette réforme poursuit donc un objectif plus large : simplifier les échanges entre entreprises, améliorer la qualité des données et renforcer la transparence des transactions.
La question est revenue à plusieurs reprises pendant le webinaire : faut-il être totalement opérationnel dès le 1er septembre 2026 ?
Les échanges ont permis de rappeler que l’administration attend avant tout des entreprises qu’elles aient engagé leur démarche de mise en conformité.
Comme l’a expliqué PIGENEL Cyril, Directeur des opérations chez Vairon Voyages : « Ce qui sera regardé, c’est la capacité de l’entreprise à démontrer qu’elle a engagé son projet. » Autrement dit, les entreprises ont tout intérêt à ne pas attendre les derniers mois.
Choisir une plateforme, cartographier les flux de facturation, adapter les outils existants, préparer les équipes et réaliser les premiers tests sont autant d’étapes qui nécessitent du temps. Les discussions ont également mis en évidence un point essentiel : la réussite de cette transformation repose autant sur la technologie que sur l’organisation et la conduite du changement.
L’un des messages clés du webinaire concernait la distinction entre les deux volets de la réforme. « Il y a deux obligations : la réception des factures et l’émission des factures. Les PME disposent encore d’une année supplémentaire pour l’émission, mais dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront avoir engagé une démarche et choisi une plateforme pour recevoir leurs factures fournisseurs. » (UGAP)
Cette distinction est essentielle. Toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques, tandis que l’obligation d’émettre des factures sera progressivement généralisée selon la taille des organisations.
L’anticipation reste donc le maître-mot.
Le choix d’une Plateforme Agréée (PA) a constitué l’un des temps forts de ce webinaire. Les échanges ont souligné qu’une PA ne devait pas être considérée comme un simple logiciel supplémentaire. « Il ne faut pas choisir uniquement un outil. Il faut choisir un partenaire capable d’accompagner l’entreprise dans la durée. » (Vairon Voyages)
Une PA deviendra demain le point de passage de l’ensemble des flux de facturation de l’entreprise. Elle devra communiquer avec les ERP, les logiciels comptables, les outils achats et l’ensemble des applications métiers. Son choix doit donc prendre en compte plusieurs critères : la capacité d’intégration, l’accompagnement proposé, la sécurité des échanges, la qualité du support et l’évolutivité de la solution.
Au-delà du choix de la plateforme, un autre enjeu est apparu comme déterminant : la qualité des données.
Numéros de TVA, référentiels fournisseurs, adresses de facturation, informations juridiques ou circuits de validation devront être parfaitement maîtrisés.
Des données fiables permettront d’automatiser les traitements, de limiter les anomalies et de fluidifier les échanges entre les différents acteurs.
La maîtrise des données constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de réussite d’un projet de facturation électronique.
Pour les entreprises qui gèrent un volume important de déplacements professionnels, cette réforme représente un enjeu tout particulier.
Entre les agences de voyages, les compagnies aériennes, les hôteliers, les loueurs de véhicules, les cartes logées et les notes de frais, les flux de facturation sont nombreux et parfois complexes.
À ce titre, Guillaume Ridolfi, Group CCO S4BT, a rappelé que le secteur du voyage d’affaires est particulièrement concerné par cette réforme. La multiplicité des acteurs impliqués et la complexité des flux de facturation liés aux déplacements professionnels rendent indispensable une anticipation de ces évolutions.
Pour les entreprises, cette évolution apportera plusieurs bénéfices concrets :
« Dès le moment où l’on veut récupérer la TVA, il faudra disposer d’une facture établie au nom de l’entreprise. Un simple reçu ne suffira plus.» (UGAP)
Pour les directions financières comme pour les travel managers, cette évolution constitue donc une opportunité de simplifier durablement la gestion des dépenses professionnelles.
L’un des enseignements majeurs du webinaire est que cette réforme concerne bien plus que la seule direction financière.
Elle impacte les achats, les systèmes d’information, les directions générales et l’ensemble des processus administratifs de l’entreprise.
Laurent Lassure, Product Marketing Manager chez Cegid, ajoute : « On ne parle pas seulement d’un changement de format de facture. On parle d’une transformation des processus de l’entreprise. » Ce constat a fait consensus tout au long du webinaire.
Les bénéfices attendus vont bien au-delà de la conformité réglementaire :
La facturation électronique devient ainsi un véritable levier de performance pour les directions financières.
✔️ Anticiper dès aujourd’hui afin de disposer du temps nécessaire pour préparer sa transition.
✔️ Impliquer l’ensemble des métiers concernés, car cette réforme dépasse largement le cadre de la comptabilité.
✔️ Choisir une PA comme un partenaire de transformation, capable d’accompagner durablement l’entreprise.
En conclusion, la réforme de la facturation électronique constitue l’un des plus importants projets de transformation des fonctions financières de ces prochaines années.
La question n’est désormais plus de savoir si votre entreprise sera concernée, mais comment elle préparera cette transition. Les échanges de ce webinaire l’ont démontré : les entreprises qui engageront dès aujourd’hui leur projet disposeront du temps nécessaire pour fiabiliser leurs données, adapter leurs processus et transformer cette obligation réglementaire en véritable levier de performance.